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De la Salute à l'AcadémieRevenons à Santa Maria della Salute, afin de découvrir la partie du Dorsoduro longeant le Grand Canal. C'est ici une successions de palais s'étendant jusqu'au Rio Ca'Foscari, à l'endroit ou le canal change d'orientation, appelé la Volta del Canale.
| Palazzino Salviati Le petit palais (Palazzino) Salviati, porte toujours les mosaïques du maître Salviati dont le nom était Giuseppe Porta. |
| Palazzo Dario Le Dario très légèrement penché, est une délicate construction du style lombard, aux remarquables décorations de marbre polychrome, qui en font l'un des plus beaux palais du début de la Renaissance.
Les disques entrelacés de serpentine ont été chantés par notre poète Henri de Régnier, qui habita ce palais, construit pour l'ambassadeur de Venise à Constantinople. |
| Le palais Venier Le palais Venier del Leoni est resté inachevé, mais il est théâtral. Il avait été commandé par la riche et puissante famille Venier qui désirait un très grand palais correspondant à sa considérable fortune. Il devait atteindre quatre étages. Le musée Correr possède une maquette renseignant sur les dimensions grandioses que les Venier désiraient voir donner à leur demeure. C'est probablement les difficultés financières découlant du gigantisme de l'oeuvre de l'architecte Boschetti et l'expropriation de bon nombre de maisons, qui provoquèrent l'arrêt de la construction. |
Ce palais inchevé est réduit à un vaste rez-de-chaussée rendu moins sévère par un superbe jardin d'aspect romantique et plein d'oiseaux. Il plut à la richissime américaine Peggy Guggenheim, collectionneuse d'art contemporain, qui en fit acquisition en 1949 pour y loger ses oeuvres d'art avant gardistes. Le musée appartient à la fondation Salomom Guggenheim, créée par le riche mécène dont Peggy était la nièce.
| Palais Barbarigo Ce palais est facile à repérer en raison des larges mosaïques aux reflets d'or recouvrant sa façade.
L'une d'elles représente un souffleur de verre, illustration destinée à rappeler que les propriétaires du palais étaient des industriels de la verrerie de Murano.
On y voit le doge Alvise Mogenico montrant au jeune roi de France Henri III, lors de sa visite à Venise en 1574, le travail du souffleur.
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| Palais Da Mula Le vieux Palais Da Mula, du 15e siècle, est un modèle d'architecture patricienne que suivront les riches négociants pour l'édification de leurs palais qui devaient être à la fois leur entrepôt de marchandises, la demeure de leur famille et leur salon de réception et de fêtes.
L'entrée terrestre n'était qu'un espace assez obscur s'ouvrant sur une cour, où se situait la vera, c'est à dire la margelle de la citerne d'eau. De là partait sous un portique à colonnes, un escalier qui conduisait à la porte d'entrée de l'étage noble (piano nobile) le portego, pièce très grande qui occupait toute la profondeur du palais sur 50 ou 60 mètres, autour duquel se distribuaient les chambres, les salons, la salle à manger, la bibliothèque; cet immense vestibule était une salle d'apparat qui réunissait les plus beaux meubles, les tapisseries, les tableaux, les objets d'art.
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Un petit escalier conduisait, au dessous, au mezzanino occupé par les bureaux de l'entreprise et descendant au rez-de-chaussée dans le grand entrepôt dont l'entrée d'eau, dénommée atrio d'approdo, débouchait sur le grand canal. Là se trouvaient toutes les marchandises importées et à exporter ainsi que les huit ou dix gondoles dont se servaient les membres de la famille.
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