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Venise Cité commerçanteC'est à ses fils marchands et navigateurs que la République de Venise doit les premières connaissances apportées en Europe relatives au monde oriental et asiatique jusque là méconnu de l'Occident. Les affaires étaient prospères avec l'Orient et les Terres de l'Est. Dès le 13e siècle Venise en était à l'âge heureux où les richesses affluaient, l'or, les pierres précieuses, les fourrures, les épices. Aux effectifs de la flotte marchande, de trois mille unités de petit tonnage et trois cents navires, venaient s'ajouter les quarante-cinq galères des lignes régulières de l'Etat. | Les louanges plaçaient la personne du marchand aristocrate en corrélation directe avec la prospérité de la puissante ville. L'expansion commerciale et maritime reposait sur l'esprit d'entreprise et la fortune des marchands. On a pu dire que le Vénitien faisait du commerce partout où existait la possibilité d'en faire profit, même dans les denrées bon marché, sans spécialisation dans une branche déterminée.
| Aussi longtemps que son âge le lui permettait, il laissait sa demeure et partait accompagner ses marchandises vers d'autres pays, pour les revendre et en investir le montant en d'autres biens qu'il échangeait ensuite ailleurs, et ainsi de suite pour multiplier le plus possible les occasions du bénéfice, prompt à changer de programme ou d'itinéraire selon la conjoncture. Le cas de la riche famille Polo est à cet égard exemplaire.
| La famille Polo arrive de Dalmatie en 1033 et commence son commerce en Méditerranée. Les Polo, père et oncle de Marco, possédaient alors plusieurs maisons dont deux sont encore visibles à Venise. Ils quittent la cité vers 1253 pour Constantinople.
Sept ans après, ils liquident leur comptoir pour se fixer à Soldaïa en Crimée, où se trouve leur frère aîné le vieux Marco.
Pour étendre leurs affaires, ils pénètrent ensuite dans la zone de la basse Volga et atteindront ensuite Boukhara, pour le commerce de la soie et du cuir.
Ils y restent trois ans et entretiennent des rapports étroits avec la population, ce qui leur permettra plus tard de converser sans interprête avec le Grand Khan. | Page Suivante : Au Pays du Grand Khan |
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