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Une vie de GondolierIl est difficile dit-on pour un gondolier de nourrir sa famille. Charges élevées, crédit sur la gondole, périodes creuses, clients moins fortunés qu'autrefois. Leurs épouses, qui doivent compter, se plaignent parfois du manque de solidarité des collègues, autrefois traditionnelle. Leurs épouses, qui doivent compter, se plaignent parfois du manque de solidarité des collègues, autrefois traditionnelle.
Une coopérative gère les problèmes de la profession. Depuis quelques années, elle doit essayer de résoudre ceux de la diminution du nombre des utilisateurs, et de la disparition des familles traditionnelles de gondoliers. Il semble qu’autrefois les gondoliers s’interessaient davantage à leur ville, et l’aimaient, dit-on, vraiment. Les jeunes s'entendent parfois reprocher de ne pratiquer le métier que pour le revenu qu’ils en tirent. On a pu faire à certains l'observation de rabrouer le client qui se hasarde à discuter le prix de la promenade. Venise se dépeuple peu à peu au profit de Mestre : les touristes de plus en plus nombreux font monter les prix. Les boutiques de souvenirs se multiplient au détriment des petits artisans. De plus en plus de jeunes vénitiens sont tentés de s’installer sur la rive industrielle. L’avenir du gondolier est incertain.
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