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Le travail de la mosaïque

C'est en démolissant, pour les restaurer, certaines mosaïques romaines, qu'une observation attentive a permis de reconstituer les différentes phases de la réalisation.

 

Mosaïque en façade du palais BarbarigoLes sols et les murs étaient préparés par deux enduits successifs de ciment formé de chaux et de marbre pilé.

La première couche servait à colmater les irrégularités des surfaces, et les nivelait.

Le deuxième enduit de ciment plus fin recevait les cubes d'émail et de verre.

Les cubes se posaient sur la surface humide faisant office de colle. Une surface enduite corespondait au temps de travail d'une journée.

La composition iconographique était d'abord peinte par le mosaïste, qui ne pouvait négliger aucun détail pour l'exécution de toutes les nuances du canevas.

Le dessin lui-même était préparé à partir d'une maquette d'atelier. Les cubes, ou tesselles, étaient appliqués par pression pour adhérer au mortier frais. Ils étaient taillés en légers biseaux pour une implantation plus solide.

Les tesselles étaient d'émail coloré dans la masse par des oxydes métalliques mélangés à la pâte de verre, sauf pour les cubes d'or et d'argent que l'on recouvrait d'une mince feuille d'or ou d'argent sous une couche de verre.

On taillait également les tesselles dans le marbre, la nacre, les pierres semi-précieuses.

La gamme des tons n'était pas très variée, car on ne cherchait pas à imiter la peinture. L'objectif était l'harmonie de l'ensemble de la mosaïque.

Dans la technique que les Romains appelaient opus tesselatum les petits cubes avaient généralement un centimètre de côté.

La méthode dite opus vermiculatum était d'une facture très fine, les fragments de dimension très réduite ne dépassaient pas un ou deux millimètres de côté afin de résoudre brillamment les problêmes de la continuité des lignes des dessins, des couleurs et des nuances.

La richesse des détails était alors inouie et permettait d'atteindre le chef-d'oeuvre d'unité.

 

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