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Casanova Emprisonné aux Plombs

Venise semblant trop étroite au jeune aventurier, il se rend en France, à vingt cinq ans. Il se fait recevoir maçon-apprenti. C'est à Paris qu'il obtiendra toujours ses autres grades. Il gagne peu à peu une assez grande influence dans la franc-maçonnerie, et cette appartenance l'aidera beaucoup de pays en pays.


C’est ainsi, qu’à la recherche d’une notoriété que sa naissance ne lui a pas donnée, il pourra fréquenter les princes européens, les titrés nobiliaires, authentiques ou non, et pourra se faire admettre au sein des castes privilégiées.

Il fréquente à Paris, lorsqu’il y vient, la troupe de comédiens italiens Baletti qui s’y produit durant une trentaine d’années.

On joue aussi bien la "commedia dell' Arte" que Marivaux.

Casanova apprend le français dans les grands textes. Il apprend si vite, que son esprit, ses réparties feront bientôt le tour de la capitale.

De retour à Venise il tombe follement amoureux d’une jeune Catarina que son père fait enfermer rapidement au couvent de Sainte Marie des Anges, à Murano, pour éviter un dénouement qu’il ne souhaite pas.

L’amoureux éconduit y va à la messe tous les dimanches pour apercevoir la jeune fille.

Il ne fait pas que cela et a d’autres aventures, avec des femmes d’une grande liberté de mœurs, qu’on rencontre dans des appartements secrets qui servent à la galanterie, où l’on lit des ouvrages licencieux dans des alcôves dotées de sofas et de miroirs.

Bouche de Lion du Palais des Doges Cependant, dans cette deuxième moitié du 18e siècle, Venise est une ville policière qui vit au rythme des dénonciations secrètes et anonymes jetées dans des boîtes donnant sur la chaussée, appelées « bouches de lions ».

Des Inquisiteurs d’Etat, renseignés par leurs indicateurs, demandent une enquête à l’encontre de Casanova.

Des rapports sont établis. Comme Gicomo se moque de tout ce qui touche à la religion, on lui attribue des actes d’impiété, d’impudeur, de lascivité, de volupté, ce qui suffit à le faire arrêter.

Ses livres, ses écrits sont saisis.

Il est enfermé à la prison d’Etat (Prigioni) qui jouxte le palais du Doge, dans un cachot situé sous les toits, « sous les plombs » dans les charpentes, à l’endroit où il fait le plus froid l’hiver et le plus torride l’été.

Au dessous se trouve toute la chancellerie.

Sa cellule est très petite, il ne peut se tenir debout que tête baissée. La petite fenêtre aux barreaux de fer croisés donne sur un espace où il peut faire quelques pas, une fois par jour.

Personne ne pourrait penser pouvoir s’en échapper. De mémoire d’homme, le fait n’a jamais eu lieu.


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